Tes premières signatures sont La Fonction et Tombad, de groupes de la scène funk, tu as envie de donner cette direction au label ?
La direction tend vers le groove… On a en projet un brass band jazz parisien et un groupe de groove brésilien (Jiripoca). Disons que si il y a une rythmique efficace et bien groovante, on est preneur. Ce segment est trop souvent délaissé alors que les concerts n’ont jamais été aussi pleins. A l’heure actuelle, la plus grosse sortie qui s’annonce est La France MADE IN FUNK, un projet ambitieux qui rassemblent Underdog et FKFZ, label du nord et tourneur de Dood, Tombad, Slapbak et Seven Eleven. Ce projet, dans les placards depuis pas mal d’année, voit enfin le jour, il regroupera les plus grands espoirs de la scène funk hexagonale.
Elle se veut être un éventail représentatif de cette scène trop peu médiatisée. Il s’agit d’un enjeu majeur qui, je l’espère, permettra aux groupes régionaux de trouver une lisibilité et peut être à terme un distributeur. En tout cas je le souhaite. Il se peut qu’Underdog prennent d’ici quelques mois un ou plusieurs groupes sous son aile tant la qualité des groupes est grande. Après pour des raisons financières nous ne pourrons pas tous les sortir.
La ligne de conduite est avant tout le groove. Le funk serait trop réducteur et un mauvais choix tant cette musique appelle la fusion et le mélange des genres. Tombad souvent critiqué reste pour mois un modèle du genre : des morceaux formatés jazz très carrés capables d’être présentés dans un festival de jazz et des pointes de scratch, de samples et de groove. Ensuite, je pense que le prochain album passé « cette gamme » sera plus libéré et alternatif. La fusion des genres doit amener en France un renouveau pour permettre de dépasser les carcans et les cases, et amener des projets capables de fédérer divers publics.
Penses tu qu'il y ait un marché pour une scène funk française ?
Cela reste une niche ; nous ne pensons pas que cela puisse devenir un rayonnage à part entière même si nous espérons qu’une scène funk alternative puisse démocratiser le genre. Cela passe par la compilation mais aussi par un groupe nouveau qui aura le rôle de référence.
Vous travaillez avec Chaudière Production, comment s’est fait la rencontre avec ce collectif Lyonnais ?
Marie Caro de la Chaudière a fait suivre un cd à notre distributeur et j’ai tout de suite été emballé par le groove de la démo de Tombad ; pour être honnête, je ne les connaissais pas.