Réédition de 10 albums du Godfather Of Soul

Jeudi 12 Juillet 2007

On ne remerciera jamais assez nos amis japonais d’être amateurs de funk. Spécialistes de la réédition bien faite au son impeccable, c’est à eux que l’on doit la sortie cd de pelletées d’albums plus ou moins obscurs et/ou plus ou moins mythiques. A un prix qui lui est bien réel, mais il faut parfois savoir ce que l’on veut.
Après s’être affairé à la réédition de plusieurs productions de James Brown (les Jb’s, Lynn Collins, Maceo. Tout ça est incontournable mais ça n’est pas le sujet), les voilà qui s’attaquent au Monument en personne. Et comme le japonais n’est pas radin, ce n’est pas un mais 10 albums du Godfather cru 1962 à 1976 qui se voient offrir une seconde vie. Dix albums qui jusqu’à présent étaient réservés aux crate-digger, aux rats de convention, et aux fanatiques du 30 cm.
Petite revue vite faite bien faite.


Réédition de 10 albums du Godfather Of Soul
TROIS permettent de découvrir le James pré-funk, celui dont la rage ne servait qu’à crier son amour ou sa douleur : Prisoner of Love (paru en 1963 et qui pour le coup existait déjà en cd), Tour The Usa (sorti en 1962, un des albums les plus coté du Soul Brother, à tel point que chez certains disquaires on ne trouve dans les bacs qu’une copie de la pochette. L’original ne méritant d’être touché que par celui qui voudra bien lâcher ses 200 € au bas mot. La réédition tombe à pic), et Live At The Garden (1967).

CINQ sont un motif de ruine : Popcorn (1969), It’s a Mother (1969), Ain’t It Funky (1970), It’s A New Day (1970), et Superbad (1971) (chroniques des 2 derniers dans le dossier James Brown). Le Soul Brother rugissant et suant, en plein effet dans son âge d’Or funk. Justice est enfin rendue à ces grosses cylindrées rigoureusement indispensables qui, remises dans la discographie JamesBrownienne de cette période, permettent de reconstituer entièrement le puzzle funk du Godfather et d’y croiser Pee-Wee Ellis, Fred Wesley, ou encore les frères Collins. J’ose espérer que les personnes qui entravaient la sortie cédé de ces cinq là ont eu une punition à la mesure de leur crime et que leur descendance paiera elle aussi ces errements…

DEUX ne présentaient pas un caractère d’urgence mais si l’on veut l’œuvre complète il faut aussi avoir ceux-là. Get Up Offa That Thing (1976) n’offre rien de palpitant hormis le morceau-titre ; Body Heat (1976) crie aussi famine MAIS il contient le foudroyant Don’t Tell It. C’est ça le James Brown post-1975 : même sur les albums moyens, il y a toujours un titre capable de faire pardonner tout le reste.

Les mollahs du vinyl pourront bien hurler et toiser du haut de leur pseudo élitisme musical («ouais mais tu vois, moi j’ai la version originale touchée par un mec qui connaissait super bien le vendeur de hot-dogs qui travaillait devant le studio le soir où James a enregistré cet album » et blablabla et blablabla…), ces rééditions cédé aux codes 33 tours (pochette carton reproduisant l’original) sont, pour le moment, le meilleur hommage rendu à Sa Sainteté depuis le 25 décembre 2006.
Un excellente nouvelle pour les fondus de James, une moins bonne pour le porte-monnaie…

En savoir plus :

LIENS

Site Officiel de James Brown
Funky Stuff Super site avec forum consacré à l'univers JB
Wikipedia
Maceo Parker
Fred Wesley
Martha High
Marva Whitney
Pee Wee Ellis
Clyde Stubberfield & Jabo Starks

DOSSIER JAMES BROWN

Voir notre dossier JB regroupant toutes les chroniques, articles, news, interviews sur ce thème : James, Pee Wee, Maceo, Lyn Collins, Marva Witney...

IT'S A JAMES BROWN THANG

Voir notre dossier consacré au personnage James Brown, ses tiffs, son bagouts, ses fringues cliquez ici

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