If Leaving me is easy - Phil Collins - 1981

Michel Guinand

If Leaving me is easy - Phil Collins - 1981
L’un des derniers grands slows du siècle passé..

Un siecle qui a vue les plus belles déclarations d’amour, les plus belles larmes mises en musique, de Billy Paul à Lamont Dozier, d’Aerosmith à 10 cc, et pourquoi pas aussi des Mots Bleus de Christophe ou l’ Eté Indien de Joe Dassin …

Des chansons conçues pour que les couples se touchent, et dansent , afin de découvrir une éventuelle conjugaison..
Quatres minutes, parfois six, après lesquelles les choses ne seraient plus jamais comme avant..

Attendus comme redoutés, ils étaient là, inlassablement, lors des premières booms, toujours là dans l’avant dernière décennie, et permettaient au djs cette intervalle après laquelle ils revenaient de plus belle pour redéfinir la soirée d’un son brésilien souriant et salvateur.

Qui parmis vous, ne se souvient pas avoir attendu des heures durant, guettant la fille ou le garçon prétendu, s’en rapprochant après avoir pressenti que la série allait très bientôt démarrer ?

Des corps parfois néanmoins distants, prudents devant l’inéluctable, les pas témoignant de l’adresse de l’une ou de l’autre à conduire, ou à se laisser conduire…

Des lignes de conduites justement, gravées dans l’air, mais jamais définies nuls part. Jamais plus d’un avec le même garçon, ou alors c’était la rémission quasi fatale..

A moins que se fut pour fuir cet autre qui aurait bien aimé être à sa place, mais dont vous pressentiez les gestes bouillonnants, ou l’avoir ainsi fait attendre plus encore pour qu’il sache la profondeur que vous donnez à la séduction..

Ces chansons avaient une réelle définition, une raison d’être

Non pas que je veuille ainsi dénigrer l’importance de l’émerveillement à danser sur des tempos plus rythmés, mais en me penchant sur ces souvenirs, j’en viens à déplorer le flagrant manque de gout actuel pour ce mariage de la musique et de la conquête, de l’attraction et du désir.

Plutôt que de sombrer lourdement dans un aspect passéiste , je feuilletais à l’instant un album photo ou étaient présents des voix divines, des orchestrations magistrales exécutées par des musiciens au talent irréprochable.

Je les regardais s’enfuir à jamais comme les couleurs d’un polaroid pour qui le temps reste le pire ennemi…





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