Bilal à Elysée Montmatre, le 26 octobre 2007

Jeudi 15 Novembre 2007

Un album qui date de 2001, la sortie du nouveau repoussée, des titres en écoute sur son myspace, Bilal n’est donc pas en tournée et n’a pour le moment rien à vendre. L’amateur de musique n’en a souvent que faire, et le public venu en masse à l’Elysée Montmartre encore moins.


Bilal à Elysée Montmatre, le 26 octobre 2007
Aux dires d’un Togolais spécialiste des nuits parisiennes, « Nneka c’est mieux en full-band ». Dommage, vendredi 26 octobre était un jour sans.
Juste Nneka, sa guitare, et un sideman qui l’accompagnait à l’électrique. Pas de cuivres. Pas de basse. Pas de batterie. Alors, hormis le titre chanté get-up stand-up poing levé, l’impression qui dominait était d’entendre le même morceau en boucle. Première partie qui avait plus tendance à endormir l’auditoire qu’à le chauffer et qui s’est terminée de manière assez déroutante : une entame de chanson, un moment de flottement, des regards et des signes adressés aux coulisses et hop !, les affaires sont remballées en 30 secondes façon « désolés les mecs, on doit quitter le pays, ça devient trop chaud pour nous ! ».
Etrange…


Bilal à Elysée Montmatre, le 26 octobre 2007
On reste dans l’étrange avec l’arrivée du groupe de la tête d’affiche et on se demande s’il n’y a pas une erreur de casting : 1 noir pour 3 blancs. Damn ! ça a changé la Soul ! Formation de base : batterie, basse (les blancs ne savent pas groover ? Va donc dire ça au sosie de Jordy qui a fait ronronner ses cordes pendant tout le concert), guitare et claviers.
Note pour moi-même : Surveiller attentivement le préposé aux touches noires et blanches, et ne pas hésiter à l’abattre sans sommations s’il s’attarde un peu trop sur son synthé…
Quand l’intéressé débarque à son tour, c’est la soirée des surprises qui continue : s’agit-il bien du même chanteur à locks que sur 1st Born Second ou Bilal s’est-il échappé de la pochette de His Woman Her Man en cultivant un look Ike Turner des plus élégants ? L’art du free-fight en moins peut-être.
Dès que la voix de falsetto (salut Curtis) se met en marche, tout le monde est rassuré : on ne s’est pas trompé d’artiste, ni même de jour. Mélangeant l’ancien en s’éloignant très souvent des versions albums (le furieux Fast Lane !) et le nouveau, Bilal chante, scat, rappe, hurle, susurre, parcours la scène de long en large, mais garde toujours son cap résolument Soul (ce qui a d’ailleurs déçu ceux l’ayant vu dans une orientation scénique plus funk).
Assurant le show à lui seul, avec une énergie que beaucoup trop d’artistes fichés nu-soul perdent sur album mais retrouvent heureusement sur scène, il ne laissera finalement pas le loisir à ses musiciens de s’échapper en solitaire. On peut le regretter, un bon solo fait partie du cahier des charges d’un concert et permet d’augmenter de quelques degrés la température de la salle mais, si c’est le prix à payer pour éviter une envolée de synthé, alors acceptons sans rechigner. Et restons en à un show de 1 H. 30 sans temps mort, impeccablement déroulé, probablement prévu sans rappel (généralement quand lumières et musique de fond réinvestissent la salle ça n’est jamais bon signe) mais que les hurlements d’un public pas du tout rassasié ont prolongé d’une dizaine de minutes. C’est peu mais c’est toujours ça de pris.
Bilal peut être rassuré, le public est toujours au rendez-vous. Prêt pour un nouvel album.


PS : Le Korg Triton a finalement été utilisé avec parcimonie. L’Oeil du Tigre lancé à plusieurs reprises dans sa direction a dû décourager le claviériste quant à l’utilisation massive de nappes poisseuses.

En savoir plus :


Vidéo : Bilal - Sometimes / Live @ Elysée Montmartre


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