George Clinton Presents The P-Funk All stars - How Late Do U Have 2BB4UR Absent ?

Lundi 14 Novembre 2005

Octobre 2005
Nocturne


Des 3 piliers historiques du Funk, Clinton est assurément celui qui tient le mieux. Depuis Hell et dans une moindre mesure Sex Machine Today, James à dû attendre 1988 et I’m Real pour sortir un album décent (en dépit de toutes les piques que je peux lancer sur lui, il reste le Number One imbattable, indéboulonnable, inimitable, insurpassable. James Brown quoi.) ; Sly pour sa part n’a peut-être même plus conscience de sa propre existence. Clinton tient bon, avec sa dégaine de jelly-bear sous acides, toujours là à écumer les scènes (parfois dans un état comment dire…très proche du coma) avec sa horde tout aussi allumée que lui. Pourtant, malgré cette présence quasi-régulière sur scène, il observait un silence discographique depuis bientôt 10 ans…

George Clinton Presents The P-Funk All stars - How Late Do U Have 2BB4UR Absent ?
Retour plus qu’attendu donc. Et il ne revient pas les mains vides : un double album, 24 titres, plus de deux heures de musique. Gros morceau donc (Le disque, pas Clinton . Quoi que…).
Dès les premières écoutes, il faut se rendre à l’évidence : le Dr Funkenstein reste fidèle à cette ligne de conduite qui est la sienne depuis 50 ans maintenant : ne pas s’encombrer de formalisme, mixer tous les styles (avec parfois le résultat aléatoire que ça peut engendrer) et enregistrer absolument tout ce qui lui passe par la tête, en envoyant valser les conventions et le conformisme. Car il est seul maître à bord, décide de tout et fait ce que bon lui semble : assurer la promotion du reste de la famille par le biais du fiston Trey Lewd ou de sa nièce Sativa pour l’hymne à la fumette Somethin’ Stank, inviter son pote Bobby Womack à jammer sur un bon vieux wock n’ woll, groover canaille sur un Paradigm Princier (désolé pas de Love Symbol sur mon clavier), beugler sur les riffs métalleux de Viagration, mettre ses dames Belita Woods et Kendra Foster à l’honneur, sampler ses propres oeuvres (aaaaah ! Love Is Something …les Brides …), reprendre Curtis Mayfield accompagné d’une simple guitare, sortir ses PFAS de combat, se mettre lui-même en scène…sans oublier bien sur de faire refaire un tour de piste à ses créatures fétiches que sont Funkadelic et Parliament .
24 titres qu’il est nécessaire d’écouter plusieurs fois et en profondeur avant d’en déceler toutes les finesses. 24 titres et presque autant d’ambiances différentes dans lesquelles Clinton se promène avec ses jouets, on ne sait pas précisément quels furent les critères de sélection pour déterminer les interprètes (pourquoi Never Ending Love est-il siglé Funkadelic et Sexy Side Of You George Clinton ? Seul lui-même le sait…) mais qu’est ce que ça change ?
Bien sur, le double album par définition et à plus forte raison quand il est aussi nourrissant que celui-ci, possède quelques faiblesses, autant donc passer très vite sur les quelques morceaux approximatifs (« I Can Dance » répété pendant 15 minutes ça va bien) ou ceux complètement ratés (la berçeuse-dub-doo-wop Goodnight Sweetheart, Goodnight qui ressemble à un mix mal fait n’est sans doute pas ce qu’il y a de plus inspiré…) ; pour ne retenir qu’une chose : Clinton est de retour avec une livraison qui fera hocher les têtes alors génuflexion devant tonton George car du haut de ses locks façon boîte de feutres, un demi-siècle de black mus ic nous contemple.

Certains diront sans doute « 10 ans pour ça ? », à ceux là je répondrai que certes Clinton ne révolutionne plus rien mais que ses productions sont à des années lumière d’un quelconque formatage ou d’une tentative désespérée de ratisser large. De plus, il faut être conscient d’une chose : il ne nous refourguera sans doute plus jamais une came aussi pure et planante que celle qu’il distillait durant sa période dorée (tous groupes confondus) et, à moins d’un retour de flammes dont lui-même serait sans doute le premier surpris, on peut parier que plus jamais une de ses productions ne nous procurera des émotions comparables à celles ressenties lorsque nous avons découvert le P. Autant donc savourer ce How Late… tant attendu et se délecter des nombreux bons titres qu’il renferme.
Et je profite de ce moment pour adresser cette demande officielle :

« Cher tonton George , cela fait 50 ans que tu œuvres pour la cause musicale mais malheureusement, tu n’as plus autant d’années devant toi et tes fans les plus assidus aimeraient un album digne de ce nom alors s’il te plait, ne cherche pas à innover ou à nous surprendre, ne te perd pas dans des expérimentations hasardeuses, rend à tes comparses l’argent que tu leur dois, rappelle Bernie , envoie un sms à Fred et Maceo pour qu’ils commencent à faire reluire les cuivres, va acheter des cordes pour la basse de Bootsy , sors Fuzzy de son église, achète un fauteuil pour que Michaël puisse jouer peinard (prend en même 2 comme ça Billy Bass aura le sien), fais une provision de couches pour Gary , téléphone aux Brides qui se chargeront de mettre les Parlet sur le coup, réintègre le mutin Brailey , cherche nous un enregistrement inédit d’ Eddie , fais vrombir les basses, pousse les Marshall à fond et refais nous un album comme tu sais les faire mais avec toute ton armée historique ».

J’attends encore 10 ans sans problème si tu me promets de le faire.


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