Interview - Jérôme Drû aka Ji Mob

Lundi 19 Mai 2008

Interview - Jérôme Drû aka Ji Mob
Flutiste repéré entre autres auprès des Troublemakers, de Toma Sidibé ou de Doctor L, Jérôme Drû développe avec JI MOB un projet musical aux confins du jazz, du funk, du rock et de l’électro. En un mot, du groove ! A l’heure de la sortie de « Power To The People », un deuxième album aussi généreux qu’ambitieux, il était bien normal qu’il réponde aux questions de WEGOFUNK.

Si je te dis que « Power To The People » est un album de jazz joué comme du rock et produit comme de l’électro. Qu’en penses- tu ?

Jérôme Dru : « Je pense que s’il y a du jazz, c’est avant tout dans la manière humaine de bosser, c'est-à-dire jouer à partir de l’improvisation. Mais ce n’est pas vraiment du jazz car on ne se situe pas dans une recherche, on est plus dans le groove. Après c’est comme pas mal de chose en musique. Dans quel rayon tu classes Mandrill ? Ce n’est pas exclusivement du funk. C’est exactement le même truc avec l’électro. Je suis comme plein de musicien de ma génération. J’ai grandi avec énormément de musique, et cet ensemble de genres a formé mes goûts et mes envies de les mélanger dans ma propre musique pour créer un truc hybride »

Le titre de ton nouvel album est il une référence à la culture hip hop ?

Ben, je ne l’avais pas vu comme cela. Le slogan « Power To The People » se rapporte plus au Free Jazz, aux mouvements des « Black Panthers » et forcément aux années 70 ‘s. C’est l’éternel clin d’œil à une époque extraordinaire non seulement en musique mais à plein de points de vue.

Justement, le son de cet album est beaucoup plus libéré que sur ton premier album. C’était voulu ?

« C’est vrai que j’avais vraiment envie de jouer avec l’énergie du groupe, de retrouver ce qui fait notre son sur scène. De fait, cet album est beaucoup plus joué, moins bridé que le précédent. Su scène, on est toujours dans un truc très psyché, très seventies. Au moment d’enregistrer, le groupe avait vraiment envie de rester dans cet énergie brute, presque rock ».

De fait, est ce que ta manière de composer à évoluer ?

« L’idée, c’est d’être dans un truc qui n’est pas démonstratif mais plutôt de poser une ambiance, une atmosphère. Donc, les morceaux que je compose ont au départ quelque chose de vraiment minimal qui sert de base sur laquelle se développe la musique. Pour cet album, comme pour le premier, je voulais vraiment qu’il y ait une ambiance qui s’installe. Mais, c’est vrai que celui – ci correspond plus à ma personnalité, il me ressemble plus. Sur « Director’s Cut » (NDLA : son premier album), je m’étais vraiment mis une grosse pression en me posant des tonnes de question. Pour « Power To The People », je savais qu’il sortirait chez Comet, j’étais vraiment en confiance donc je me suis plus livré et c’est en ce sens que cet album me ressemble ».

Finalement, était ce vraiment utile de confier la production à quelque d’autre ?
« C’est essentiel. Non seulement parce que j’ai une pleine confiance en Jeff Sharel mais parce que tu as toujours besoin d’un regard extérieur de quelqu’un qui peut également te faire des propositions. Au final, on a choisi un mix très acoustique parce qu’on s’est dit que le disque avait un réel équilibre. Globalement, Jeff s’est mis au service de la matière qu’on lui avait livré mais son travail a été considérable tant d’un point de vue purement technique que sur l’aspect artistique ».

Tu peux nous en dire plus sur le concept de cet album ?
« Au départ, on fait une musique plutôt abstraite. Mais elle naît des nombreuses rencontres que j’ai pu faire non seulement avec d’autres artistes mais surtout avec le public que j’ai pu croiser sur la route. Ce disque ne dit en fait rien d’autre que cela : cette musique n’a de sens que parce que des gens l’écoutent et la vivent. Il y a derrière « Power To The People » l’idée de la rencontre avec le public, du partage et de l’influence. A un moment, je me suis senti complètement déconnecté des gens. Je voulais faire une musique qui soit en prise directe avec le public, que celui-ci s’y retrouve. C’est en ce sens que pour chaque album j’essaye de proposer un sens, un truc qui permette au public de se situer. Ensuite, c’est aussi un cadre artistique qui me permet de donner une direction. Cela me permet aussi de me donner un objectif mais, dans tous les cas, ce n’est pas un truc pour faire décorum. En fait c’est un univers qui me ressemble. C’est pour cela que l’on fait aussi des vidéos et que l’on prend soin aux visuels des pochettes. Comme plein d’autres musiciens, je suis un enfant de la pop culture, et donc j’attache une importance à ces autres aspects de la musique ».

Aura – t - on la chance de voir Ji Mob plus souvent sur scène ?
« L’an passé, nous avons quand même fait 35 dates et là nous partons pour deux dates par mois en moyenne. C’est franchement pas mal pour la musique que l’on fait. Le premier album n’est sorti qu’en novembre 2006, cela fait finalement peu de temps que nous existons vraiment. Donc la mayonnaise prend petit à petit ».


En savoir plus :

LIENS

www.myspace.com/jimob
www.label-maison.org

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Thomas Ceugnart

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