James Brown - Live At The Apollo

Polydor 1962

Mercredi 30 Août 2006

La scène a toujours été un élément central et déterminant dans la carrière de James puisque c’est par ce biais qu’il a porté la bonne parole à travers tous les Etats-Unis faisant du chillin’ circuit sa résidence secondaire qu’il parcourt les yeux fermés. C’est surtout par ce biais qu’il a eu le meilleur retour sur ses productions, le jugement direct du public étant le baromètre le plus fiable pour savoir si le dernier single est un pétard ou une grenade.


James Brown - Live At The Apollo
Le seul problème, c’est que ce public qu’il embrase des centaines de fois par an ne repart qu’avec des souvenirs qu’il rabâchera jusqu’à sa mort. Alors pour tous ces pauvres gens qui veulent emmener un morceau de concert dans leur salon et pour convaincre les derniers réticents qu’il ne faut jamais rater un passage du Phénomène dans sa ville, James a l’idée, déraisonnable pour cette année 1962, de sortir un album immortalisant sa furie scénique.
Sa maison de disque crie au fou, refusant d’allonger le moindre cent pour le financement de ce suicide commercial. Aucun problème pour celui qui hormis sa démesurée confiance en lui n’écoute personne et qui décide de financer l’opération sur ses deniers personnels louant pour donner corps à son projet, le temple de la black music : l’Apollo Theater d’Harlem.
Premier disque à être gravé en une seule piste, le résultat sera tout simplement foudroyant : James s’impose comme la bête de scène qui dompte musiciens et public, jetant à la face du monde son rythm n’ blues, survolté, plaintif et suant.
Capable d’enflammer la salle en un quart de seconde dans une de ses montées aigües ou de lui faire observer un silence religieux quand il chante sa peine d’amoureux transi, cette panoplie de l’homme viril qui souffre et que seul l’amour de sa belle peut consoler lui permet une fois revêtue de mettre toutes les dames présentes dans la poche de son veston.
Le format audio ne permet pas d’apprécier un James Brown qui en fait plus que des tonnes rampant, grimaçant, et se tordant de douleur simulée jusqu’au mythique cérémonial de la cape, mais de sa présence scénique incroyable à sa dictature vocale, en passant par l’orchestre qui marche à la baguette et réagit dans la seconde, tout est déjà là. Seul le ton se durcira dans les années qui suivront pour donner naissance au funk.
Mister Show Business ne connaissait peut-être pas la portée prophétique de ce disque mais Live At The Apollo en plus d’être un carton à la sortie restera dans les annales comme un sinon LE live de référence de la black music plus de 3 décennies après sa parution. A à peine 30 ans (ou à plus de 30 ans si l’on considère qu’il est né en 1929 en non en 1933) et en un peu plus de 30 minutes, James posait avec une solidité sans pareille les fondations de son règne qui allait durer encore plusieurs décennies.

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LIENS

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