Darondo - Let my People Go

Luv N'Haight - Janvier 2006

Lundi 22 Octobre 2007

Sa mère lui achète une guitare pour ses huit, et il se met tout de suite à essayer de copier le jazzman Kenny Burrell. Avant de rejoindre quelques amis pour s’amuser en reprenant les tubes soul et funk de l’époque. Puis, prenant toujours ça comme un hobby sympathique, il a la chance de graver 3 singles pour des labels différents de la Bay Area. Ça n’est pas le grand succès mais il arrive quand même a ouvrir pour James Brown à San Francisco et à enregistrer une dizaine de titres (les bandes doivent désormais prendre la poussière dans les caves de Polydor ou Atlantic) avant de se consacrer à son activité principale à l’époque : maquereau.

Cette activité lucrative (il gagne alors le surnom de «Rolls Royce» grâce à la voiture qu’il conduit dans les rues de San Francisco) lui permet de côtoyer Sly Stone et de mener la «grande vie»… pendant une dizaine d’années…

Dans les années 70, il décide de tout lâcher pour voyager et ralentir la cadence : Angleterre , îles Fidji, France, Porto Rico, Venezuela, Mexique… puis revient aux USA pour présenter quelques shows TV sur le câble dans la Bay Area («Darondo ‘s Penthous» où il présente des clips et une émission pour les enfants «Tapper the Rabbi » ) grâce auxquelles il retrouve une certaine notoriété grâce à sa personnalité excentrique. Voici quelques extraits de «Penthouse» :

Darondo's Penthouse - Wish You Were Here


Apres la fin de ces shows TV, Darondo repart quelques temps dans les îles Fidji où il rencontre sa femme puis, à son retour en Californie, prend une autre direction professionnelle et décide de faire de la musicothérapie dans les hôpitaux de la région… Ajourd’hui il a pris sa retraite mais est tout heureux de voir que des diggers célèbres comme Gilles Peterson s’intéressent de nouveau à lui. Ubiquity Records est parti à sa recherche, l’ont retrouvé et permis de terminer quelques enregistrements qui accompagne la réédition de ces 3 premiers singles sur l’album que je vous présente aujourd’hui.

Il y a du Al Green chez Darondo, ce mélange entre sainteté et luxure, cette voix, ce falsetto qui prie et pleure le blues («Let My people go» et le sublime «Didn’t I») sans ignorer les joies de la chair (« Legs » où on a également l’impression d’entendre Prince avant l’heure… troublant …). Quelle carrière aurait pu avoir Darondo s’il avait persévéré dans la musique ? On ne le saura jamais, mais faite lui plaisir en vous faisant plaisir : acheter ce disque et retrouver un trésor caché.


En savoir plus :


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