Soutenance de thèse ' L’histoire du phénomène funk en France depuis les années 1970 jusqu’à aujourd’hui '

Jeudi 25 Mai 2006

Après plusieurs années de recherche et moultes péripéties, le camarade Vincent Sermet soutiendra enfin sa thèse consacré à la diffusion des musiques soul & funk en France.
Venez nombreux le soutenir !!


Mercredi 14 juin 2006 à 15h30

Université de Marne la Vallée

6, cours du Danube






77700 Serris

Institut Charles Cros – Val d’Europe

Salle 219

Accès : RER A Val d’Europe (direction Marne la Vallée)

A4 (Sortie Val d’Europe – centre commercial)


Résumé :

« Musiques soul et funk en France : histoires et cultures des années 60 à nos jours »


La soul et le funk sont des courants musicaux afro-américains, intermédiaires dans l’histoire de la musique afro-américaine, entre le jazz, le blues et le rap. Produites essentiellement des années 1960 au milieu des années 1980, ces musiques ont été reçues en France de façon chaotique depuis plus de quatre décennies. Après un engouement assez important dans les années 1965-68, elles sont ignorées jusqu’à la vogue du disco qui représente une standardisation esthétique ainsi qu’une confusion des genres pour le public. Au début des années 1980, la révolution hip-hop impose progressivement le rap en France et entraîne une meilleure reconnaissance des musiques soul et funk jusqu’à aujourd’hui. Les « radios libres » et les discothèques jouent aussi un rôle fondamental pour faire connaître ces musiques auprès d’un public plus nombreux. Dans les années 1990, des groupes funk français émergent. Enfin, depuis l’an 2000, Internet joue un rôle fédérateur à travers différents sites spécialisés et permet une meilleure circulation de l’information jusqu’à présent.

La frilosité de l’industrie musicale française ainsi que l’hostilité ou le désintérêt des médias ont particulièrement contribué à marginaliser ces musiques auprès du grand public. Des réseaux parallèles se sont donc mis en place depuis les années 1970 : disquaires, presse musicale, émissions radio spécialisés. Ces musiques sont, de plus, appréciées en grande partie par un public populaire, en grande partie issu de l’immigration antillaise, maghrébine (juive et arabe) et africaine. Marginalisées par le couple médias/industrie musicale et appréciées par des publics eux-mêmes marginalisés, ces musiques ont souvent eu du mal à se trouver une place importante au sein de la nébuleuse des musiques populaires. Les discriminations à l’entrée des discothèques et la constitution de lieux souvent communautaires diffusant ces musiques à Paris (et région parisienne) dans les années 70 et 80 en sont une caractéristique importante. Si les réseaux et communautés musicales autour de ces musiques sont nombreux, ils ne forment pas un ensemble totalement soudé. Cependant, une identité socioculturelle populaire s’est bien construite par l’intermédiaire de ces courants musicaux afro-américains, particulièrement dans les années 1980. Internet apporte de nouvelles perspectives en démocratisant l’accès à ces musiques, réduisant ainsi la compartimentation des publics due en grande partie à la réalité ségrégative des espaces socioculturels en France.

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