Freda Payne - The Complete Invictus Recordings

Mercredi 6 Juin 2007

Freda Payne - The Complete Invictus Recordings
Née au milieu des années 40 à Detroit ( j’ai la délicatesse de ne pas révéler son âge ! ) et bercée par le jazz, elle développe très tôt un don musical certain et sous la tutelle de sa mère commence à prêter sa jeune voix à des jingles publicitaires locaux et à participer à différents concours radio et TV. Duke Ellington et le jeune Berry Gordy la repèrent et lui proposent un contrat… mais sa mère veille au grain et refuse qu’elle débute une carrière avant d’avoir terminé ses études .

C’est donc seulement à l’âge de 17 ans qu’elle signe avec Pearl Bailey et sa revue musicale son 1er contrat professionnel qui lui permet de partager la scène avec Lionel Hampton, Sammy Davis Jr, Billy Eckstine ou encore Quincy Jones qui la prend sous son aile lorsqu’elle s’installe à New York en 1963, lui permettant de quitter un emploi de standardiste pour tourner avec lui jusqu’en Europe et enregistrer pour le label Impulse! Son premier album "After the Lights Go Down Low and Much More!!! ". Son deuxième album sort sur MGM, en 1966 , intitulé "How Do You Say I Don't Love You Anymore" .

Commence alors pour elle une carrière à Broadway qui lui permet d’être reconnue par la profession, mais pas encore par le grand public. En 1969, toujours à New York, elle n’a plus de contrat discographique et elle se sépare de son manager. Le destin fait qu’elle retrouve alors un de ses anciens camarades de classe à Detroit, Brian Holland qui est alors en train de quitter Motown pour former son propre label. Freda saute sur l’occasion et devient l’une des premières artistes à signer sur ce nouveau label : Invictus (en compagnie de sa sœur Scherrie) .






Freda Payne - The Complete Invictus Recordings
Le premier morceau qu’elle enregistre est «The Unhooked Generation », un morceau qui trahit les prétentions d’alors du trio H-D-H : concurrencer la Motown sur propre terrain en faisant de Payne une sérieuse concurrente de Diana Ross. Le succès arrive avec «Band of Gold» (une drôle d’histoire d’échec lors d’une lune de miel …), morceau que Freda n’assume pas tellement mais qui, avec l’album du même nom sorti en 1970, lui permet de vendre plus de disques en une fois que lors de toute sa carrière précédente !



Freda Payne - The Complete Invictus Recordings
Elle partage alors l’affiche en tournée avec les grands noms de la soul (The O’Jays, Edwin Starr, etc. et se laisse griser par le succès. H-D-H mettent le paquet pour l’écriture de l’album suivant, Lamont Dozier mettant personnellement la main à la pâte pour réussir un carton. L’album «Contact» sort dans la foulée, en 1971 et elle enregistre bientôt un morceau pacifiste intitulé «Bring the Boys Home», qui, en pleine guerre du Vietnam, est bientôt banni des ondes par le gouvernement, à la grande surprise de Freda, mais à la grande joie de H-D-H qui y voit une grande chance de faire rentrer un peu plus d’argent !

C’est encore l’argent qui va détériorer les relations pourtant a priori amicales de Freda Payne et d’ H-D-H. Pour Freda, qui leur intente un procès, il est grand temps de toucher quelques royalties et de se libérer quelque peu des exigences du trio (qui reproduit chez Invictus à l’époque, semble-t-il, les méthodes qu’il dénonçait au sein de la Motown…). Cette brouille fait perdre du temps à la carrière de Freda. Même si un «Best of» est sorti qui en 1972 pour la maintenir dans les charts, lorsqu’elle accepte de réenregistrer pour Invictus en 1973, elle ne peut plus prétendre surfer sur le succès de «Band of Gold». L’album « Reaching Out» paru en fin d’année, bien que très réussi de mon point de vue tant au niveau des compositions que du chant, n’a pas le succès escompté .




Freda Payne - The Complete Invictus Recordings
Insatisfaite de la direction artistique de sa carrière et commerciale de sa carrière, Freda quitte Invictus et suit Lamont Dozier sur ABC/Dunhill. C’est d’ailleurs lui qui va produire son nouvel album pour ce nouveau label : «Payne & Pleasure», titre au jeu de mot qui résume en quelque sorte son expérience au sein du label de ses amis d’enfance les frères Holland .

Freda Payne est une grande chanteuse , aussi à l’aise dans les registres soul que jazz et pop, et sa carrière au sein de Invictus est assez représentative de ses différents styles, de «The Unhooked Generation» au plus ambitieux «I’m not getting any better/Suddenly it’s yesterday», jusqu’à la reprise de Brel «If You Go Away» et le superbe «Mother Misery’s Favorite Child», on peut affirmer que H-D-H n’ont jamais négligé leurs productions pour la dame (le sommet étant atteint par l’excellent album «Contact» où les sillons transpirent le génie de Lamont Dozier). Si elle n’a jamais obtenu le succès public qu’elle méritait sans doute (contrairement à une Diana Ross qui a su utiliser la grosse machine Motown et à mon avis tirer profit de ses charmes … cette dernière assertion n’engageant que moi !), il est aujourd’hui grand temps de découvrir cette artiste , toujours présente sur scène : www.fredapayne.com





En savoir plus :

LIENS

www.fredapayne.com

CHRONIQUES / ARTICLES

Freda Payne - The Complete Invictus Recordings >>> lire
The Chairmen of the Board - The Chairmen of the Board ( 1970 ) et In session ( 1971 ) >>> lire

DISCOGRAPHIE

After The Lights Go Down And Much More - Impulse! / 1963
How Do You Say I Don't Love You Anymore - MGM 1966
Band Of Gold - Invictus / 1970
Contact - Invictus / 1971
Reaching Out - Invictus / 1973
Payne And Pleasure - Dunhill / 1974
Out Of Payne Comes Love - ABC / 1975
Stares And Whispers - Capitol / 1977
Supernatural High - Capitol / 1978
Hot - Capitol / 1979
Come See About Me - 2001


Merci à Bruno et à Peter Doggett

Tibolano
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