Funkadelic - Standing On The Verge Of Getting It On

Mardi 7 Décembre 2004

Westbound
1974


Funkadelic - Standing On The Verge Of Getting It On
Je ne peux pas me permettre de me perdre dans une introduction sans fin : si je devais faire un quelconque classement des albums de Funkadelic, celui là figurerait dans le trio de tête sans aucun problèmes ! C’est quasiment mon album préféré, celui qui revient toujours sur la platine et que je suis capable d’écouter pendant des jours, plusieurs fois par jour (j’ai les mêmes symptômes avec Funkadelic qui est une dinguerie sans nom et Let's Take It To The Stage). Pourquoi cette grave addiction ? D’abord parce qu’ Eddie Hazel est de retour et que je ne me lasserai jamais d’écrire combien je le considère comme le plus grand guitariste de funk de tous les temps. Sur cet album, son influence est énorme : présent sur la composition de nombreux morceaux (mais crédité sous le nom de Grace Cook , sa mère, pour une histoire de royalties, enfin bref…), sa guitare insuffle un son rock à l’ensemble comme jamais le groupe ne l’avait connu depuis Maggot Brain, c’est dire la référence ! Bref, c’est lui qui mène la danse. Oubliées donc les fausses pistes d’ America Eats Its Young et les inconsistances de Cosmic Slop .
Ensuite parce qu’on y trouve de vieux titres ré-enregistrés et ré-arrangés qui datent du Funkadelic première époque, et pas des moindres : Red Hot Mama (qui figurait déjà sur Osmium et dont la version live sur le coffret 4 cd « Parliament / Funkadelic Live » reste à mon sens LE morceau définitif en live de Funkadelic. On en reparlera…) avec en ouverture le monologue de Clinton sur America Eats Its Young, Alice In My Fantaisies (sur le Live Rochester 1971 dans une version instrumentale mais tout aussi barrée) : visiblement, ils avaient compris le message d’Alice au Pays des Merveilles, et que tout ceux qui se demandent pourquoi maman a dit de ne pas manger la neige jaune aillent écouter Don’t Eat The Yellow Snow de Frank Zappa sur le LP Apostrophe (1974) ; mais aussi I’ll Stay (un instrumental titré I’ll Wait sur I Wanna Testify) habité par les miaulements de
Gary Shider..
A côté de ça, on a droit à toute une série de titres impeccables : Sexy Ways, Jimmy’s Got A little Bit Of Bitch In Him , et puis le titre éponyme sur lequel Fuzzy Haskins littéralement investi du rôle de représenter le GodFather hurle son prêche qui deviendra un hymne funk au même titre que « One Nation… » ou « Atomic Dog » : - People ! What are you doin’ ? – Standing on the verge of gettin’ in on really getting’ in oooooooon !!! (voilà pour la partie live de cette chronique). Ce morceau, tout comme Red Hot Mama et Alice In My Fantasies fait encore partie du répertoire des P. Funk All Stars. 30 ans après.
Enfin le final, à la mesure de tout l’album : 10 minutes d’apothéose où Clinton pose
sa plus belle grosse voix sur la guitare d’Eddie qui n’en fini plus de jouer. On termine l’écoute des 7 titres en s’envolant littéralement…L’album est court (moins de 40 minutes, pour 7 titres) mais va à l’essentiel sans jamais se perdre, et en ne faisant pas la moindre erreur..
Sexy, crapuleux et scabreux, un vrai album de funk…et de rock en même temps ! Un album plus que bien ciselé : une pièce d’orfèvrerie.

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